13/06/2010

Santé

Pas d'antécédents médicaux pourtant.
Rien.
Peanuts.

Pourtant depuis quelques mois, mon doc' a noté une tension qui ne veut plus redescendre.
Et aussi, plus récemment, l'ulcération de mes fonctions gastriques.
Et aussi, les nuits, s'enclenchent des flots incontrôlables d'images et de flips liés au au travail.
Incapacité à tenir les délais.
Impossibilité de mener à bien les tâches confiées.
Ni vis-à-vis de la hiérarchie (mais ça...)
Ni surtout vis-à-vis des collègues, des usagers et des entreprises.
Les demandeurs en masse à qui il n'y a rien d'autre à proposer qu'un service qui remonte plus sûrement dans la machine à statistique qu'il ne les aide à s'en sortir.
Les demandeurs en masse à voir et revoir au point que chacun s'excuse d'en être toujours au même point: celui de ne rien voir évoluer ni avancer à l'exception de quelques petites victoires ici et là provoquées par la magie fragile de celles et ceux qui se bagarrent encore avec des bouts de ficelles pour raccrocher les wagons.
Et aussi les nuits à gamberger tant et si fort qu'on en vient à empêcher le réveil de se concentrer.

Et surtout mon sang.
Qui gerbe de ma bouche.
Tous les matins. Ou presque.

Rarement pendant les congés.
Rarement les deux ou trois jours qui suivent la reprise du travail après les congés.
Toujours le reste du temps.
Depuis quelque temps seulement.

Depuis Pôle emploi.

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